La route vers le Mondial 2026 s’annonce particulièrement difficile pour l’équipe italienne, absente des deux dernières éditions de la compétition. Après avoir manqué les rendez-vous de 2018 et 2022, la Squadra Azzurra doit désormais naviguer à travers un parcours semé d’embûches pour retrouver sa place sur la scène internationale. Le tirage au sort effectué par la FIFA a révélé un chemin exigeant, avec plusieurs obstacles majeurs à franchir avant de pouvoir espérer participer au premier Mondial élargi à 48 équipes.
Un parcours de qualification parsemé d’obstacles pour la Squadra
L’équipe dirigée par Gennaro Gattuso affrontera d’abord l’Irlande du Nord lors d’un match à élimination directe prévu le 26 mars prochain. Cette rencontre à domicile représente le premier défi d’une série qui pourrait s’avérer décisive pour l’avenir footballistique italien. Le sélectionneur nord-irlandais Michael O’Neill n’a pas caché sa satisfaction face à cette opportunité, déclarant que son équipe avait tout à gagner dans cette configuration. La pression reposera essentiellement sur les épaules italiennes, qui portent le poids de deux absences consécutives au Mondial.
Cette situation rappelle étrangement la défaite traumatisante face à la Macédoine du Nord en mars 2022. À Palerme, les Italiens avaient dominé la majeure partie de la rencontre sans parvenir à concrétiser leurs nombreuses occasions. Un but encaissé dans les dernières minutes avait mis fin à leurs espoirs de qualification pour le Qatar. Avant cela, en 2018, c’était la Suède qui avait bloqué leur progression. Le quadruple champion du monde se retrouve ainsi pour la troisième fois consécutive dans cette position inconfortable.
Si l’Italie parvient à surmonter l’obstacle nord-irlandais, une nouvelle épreuve l’attendra immédiatement. Le vainqueur devra se déplacer pour affronter soit le Pays de Galles, soit la Bosnie-Herzégovine. Cette finale pour une place au Mondial 2026 se jouera donc en déplacement, ajoutant une difficulté supplémentaire. La récente défaite 4-1 face à la Norvège à Milan dimanche dernier n’a fait qu’accentuer les doutes autour de la formation transalpine. Les Scandinaves ont remporté leur groupe de qualification, laissant l’Italie dans une position délicate.
| Équipe | Précédente qualification manquée | Adversaire éliminatoire | Obstacle suivant |
|---|---|---|---|
| Italie | 2018 et 2022 | Irlande du Nord | Pays de Galles ou Bosnie |
| Ukraine | 2022 | Suède | Pologne ou Albanie |
| Irlande | 2022 | République tchèque | Danemark ou Macédoine du Nord |
Les autres confrontations européennes vers le Mondial américain
Au-delà du cas italien, plusieurs nations européennes se disputent les dernières places qualificatives pour le tournoi coorganisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique. L’Ukraine doit affronter la Suède dans un contexte particulièrement émouvant. Pendant toute la phase de qualification, l’équipe ukrainienne a joué ses matchs dans trois villes polonaises différentes en raison de l’invasion militaire russe. Le nouveau sélectionneur suédois Graham Potter a reconnu que l’émotion ferait partie intégrante de cette rencontre face à une nation fière et forte.
La trajectoire ukrainienne rappelle celle de 2022, lorsque l’équipe avait remporté une demi-finale de barrages en Écosse, match reporté de plus de deux mois à cause du conflit. Elle avait ensuite échoué face au Pays de Galles lors du match décisif. Cette fois, si l’Ukraine bat la Suède, elle pourrait ironiquement recevoir la Pologne en Pologne, étant donné qu’elle continue de jouer ses rencontres à domicile sur le territoire polonais. La Suède, qui a terminé dernière de son groupe remporté par la Suisse, s’est qualifiée grâce à sa victoire dans un groupe de Ligue des Nations.
Le Kosovo, nation footballistique la plus récente d’Europe, poursuit son rêve d’une première participation mondiale. Après avoir déclaré son indépendance de la Serbie en 2008 et rejoint l’UEFA et la FIFA huit ans plus tard, le pays affronte la Slovaquie. En cas de victoire, il recevra la Turquie ou la Roumanie. L’Irlande, portée par les cinq buts consécutifs de Troy Parrott contre le Portugal et la Hongrie, doit d’abord surmonter la République tchèque.
Les barrages intercontinentaux pour compléter le tableau
Parallèlement aux confrontations européennes, six nations issues d’autres continents s’affrontent pour les dernières places disponibles. L’Irak, tête de série lors du tirage, devra vaincre la Bolivie ou le Suriname en mars prochain. Le Congo, également tête de série dans l’autre bracket, affrontera le vainqueur du duel entre la Nouvelle-Calédonie et la Jamaïque. Ces rencontres se dérouleront au Mexique entre le 23 et le 31 mars, dans les stades de Guadalajara et Monterrey.
L’histoire de la qualification irakienne mérite d’être soulignée. Un penalty transformé à la 17e minute du temps additionnel face aux Émirats arabes unis a permis à l’équipe de Graham Arnold d’accéder aux barrages mondiaux. Cette victoire 2-1 à Bassorah a scellé un succès global de 3-2 sur l’ensemble des deux manches du barrage asiatique. L’Irak n’a participé qu’une seule fois à la Coupe du Monde, en 1986, et Arnold avait précédemment conduit l’Australie jusqu’en huitièmes de finale lors du tournoi 2022 au Qatar.
Voici les dates clés à retenir pour ces barrages :
- 26 mars 2025 : premiers matchs à élimination directe des barrages européens
- 23-31 mars 2025 : barrages intercontinentaux au Mexique
- 5 décembre 2025 : tirage au sort du Mondial au Kennedy Center de Washington
Vers un nouveau chapitre de l’histoire footballistique mondiale
La Nouvelle-Calédonie représente l’équipe la moins bien classée de ces barrages, occupant la 149e position sur les 211 membres de la FIFA. Elle s’est qualifiée en battant Tahiti 3-0 en mars, avant de perdre la finale de qualification océanienne contre la Nouvelle-Zélande. L’équipe de Johann Sidaner n’a disputé qu’une seule rencontre depuis, une victoire amicale contre Gibraltar le mois dernier. Ce parcours illustre la diversité des nations présentes dans ces phases finales de qualification.
Six équipes émergeront de ces différents barrages en mars pour compléter la première édition élargie à 48 nations. Les 42 autres participants ont été confirmés cette semaine avec la conclusion des groupes de qualification et des matchs de barrages sur quatre continents. Le tirage prévu au Kennedy Center permettra de définir la composition des groupes, avec les six équipes non encore confirmées qui seront placées comme marqueurs temporaires, probablement parmi les têtes de série les moins bien classées.
Pour l’Italie, l’enjeu dépasse largement le simple aspect sportif. Absente depuis douze ans du plus grand rendez-vous footballistique, la nation doit reconquérir sa place parmi l’élite mondiale. Cette attente interminable pèse sur chaque match, chaque décision tactique, chaque occasion ratée.
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